Yes taxi Transporte-Transporte

ImageTel un coquillage qui se referme instinctivement au passage du danger, le Balinais chauffeur de "taxi" dégaine un "Yes, taxi ? Transporte ? Transporte ?" dès qu'un touriste le croise. A ce moment là, il n'est pas dans sa coquille, mais simplement assis devant une boutique, au coin d'une rue, devant un hôtel ou un restaurant, il peut même arrêter son scooter au milieu de la rue pour nous proposer ses services. Le geste illustre toujours ses propos, mimant la tenue d'un volant comme un acteur conduisant une voiture dans un film des années 60. Il ne manque que la cigarette à la fumée insensible au vent. Ce n'est d'ailleurs pas un taxi officiel. Il s'agit d'un chauffeur qui possède généralement une voiture, et distribue fièrement sa carte de visite sur laquelle on peut lire les différentes compétences de notre humble serviteur : chauffeur, guide, loueur de voiture, de mobylette, de vélo, bref, c'est un homme à tout transporter.

Un simple "No thank you" lancé avec le sourire permet quelque fois de décliner l'offre, cependant, si cela n'est pas suffisant, il faudra indiquer d'un air affirmatif : "I have already a driver". Mais cela risque d'initier une conversation sur le tarif que propose ce-dit driver et de lancer les hostilités des enchères inversées.

L'invitation peut prendre des formes de caméléon lorsqu'un homme vous accoste en vous demandant si vous parlez anglais comme un touriste perdu demanderait son chemin à un autochtone, sauf que dans ce cas, les rôles semblent étrangement inversés. Nieriez-vous d'emblée parler la langue universelle à une personne sans connaître les raisons de son interpellation ? Non, au début, nous nous arrêtons, répondons à ses questions sur notre pays d'origine, l'hôtel dans lequel nous séjournons, et le lieu vers lequel nous nous dirigeons à l'instant. La proposition de transport arrive généralement à ce moment, c'est alors que nous pouvons prendre congé de interlocuteur après lui avoir gentiment indiqué que nous n'avions pas besoin de ses services.

Une fois le "non" accepté, l'échange se termine toujours par un "Maybe tomorrow ?"

Le rituel étant banalisé, certains arborent même un simple feuille A4 sur laquelle la question "Do you need a transport" est inscrite en caractères gras sur la face recto. Le verso quant à lui réplique inlassablement "Maybe tomorrow ?".

Celui qui propose ces services de transport n'est d'ailleurs pas toujours le chauffeur en lui même, mais peut être un intermédiaire. Ainsi, certains commerçants nous proposeront du transport lors de notre passage devant leur boutique, avant même de nous inviter à regarder leur artisanat.

Les moyens de transport en commun étant peu développés sur l'ile et les taxis officiels n'étant présents uniquement qu'autour de l'aéroport, Kuta et Sanur, il arrive donc que nous ayons besoin d'être conduits par un chauffeur pour continuer notre périple autour de l'ile. La destination souhaitée n'est jamais un problème. S'en suit la phase de négociation du prix. Ce qu'ils proposent comme premier tarif est à diviser par deux, même si pour y arriver il aura fallu discuter le prix pendant dix bonnes minutes. D'expérience, car nous commençons mine de rien à en avoir dans ce domaine, après L'Inde et Hong-Kong où tout se négocie, pour arriver plus rapidement au tarif souhaité, il convient d'indiquer qu'un autre chauffeur nous a déjà fait une offre à ce montant visé, sans que nous ayons encore confirmé le transport.

Attention cependant à vous assurer que le chauffeur dispose bien d'un voiture et non d'une mobylette. Car ce n'est pas la vision de notre famille qui lui fera peur, même si on se demande bien comment il peut sciemment envisager nous faire tous le quatre tenir derrière lui sur un seul engin à deux roues.

Commentaires   

0 #1 corinne 04-01-2009 09:18
toujours amusant de voir comment vous vous debrouillez comme des chefs, pour parer aux gentils pieges commerciaux..... Encore bonne annee à vous 4 . Bisous à doudou
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Perrine et Cyril vivent en banlieue parisienne. Elle s’occupe d’enfants, lui d’informatique.
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